oligothérapie

L’oligothérapie : tout ce qu’il faut savoir

L’oligothérapie est utilisée dans un but préventif ou thérapeutique, dont les principes actifs sont les macroéléments ou les oligoéléments employés à une infime dose. Elle fait l’objet de recherches par de nombreux laboratoires et universités du monde entier depuis plus des décennies.

Les vertus de cette médecine naturelle sont désormais reconnues par les scientifiques et offrent une complémentarité ou même une alternative parfaite aux médecines traditionnelles.

Historique

Le docteur Jacques Ménétrier a mis au point les solutions par les oligo-éléments et a défini une méthode thérapeutique bousculant le principe de la médecine officielle.

La Médecine Fonctionnelle ou qualifiée du terrain ne s’attaque pas aux symptômes, elle agit plutôt sur les causes métaboliques et tissulaires des maladies.

Les travaux du docteur Jacques Ménétrier l’ont mené à soigner les tuberculeux en leur injectant une faible dose de cobalt, de zinc de cuivre, etc.

Il a étudié les incidences thérapeutiques et a dégagé les indications propres des éléments minéraux touts en pressentant l’importance de leur utilisation en 1942.

Il a établi la base de la Médecine Fonctionnelle avec son équipe de biologistes et de médecins.

C’est le Professeur Gabriel BERTRAND, biologiste et chimiste français qui a créé le terme oligo-éléments au début du XXe siècle. Il a donné ce nom à la suite de la recherche qu’il a effectuée sur les transformations chimiques qui caractérisent l’activité biologique des tissus vivants et leur composition.

Les années marquantes

Le docteur vétérinaire M.Prévost a émis l’hypothèse d’un lien entre le déficit en iode chez un patient et la survenue du goitre rémanent en 1830. Cette corrélation a été affirmée par le médecin et botaniste Adolphe Chatin en 1852, en partant sur plusieurs cas cliniques.

Gabriel BERTRAND, chimiste et savant à l’institut pasteur de Paris, a démontré l’existence des oligotraces dans le corps humain.

Il a su démontrer l’utilité des traces de manganèse dans la culture de l’aspergillus niger pour une bonne croissance en 1912. Ces observations ont permis d’ériger la loi sur la « concentration critique active » expliquant la première application thérapeutique.

Le dosage par spectrographie d’émission a mis en évidence le rôle de déficit des métaux dans les maladies d’animaux d’élevage à partir des années 1930. En Australie, l’ataxie néonatale de l’agneau est due à un manque de cuivre chez la brebis, le « slipped tendon » ou la maladie de volaille est attribué à une insuffisance en manganèse et le « mal de la brousse » chez le bétail en Nouvelle-Zélande est causé par un manque en chrome.

L’apparition de maladies sévères en liaison avec les carences a été observée par la suite chez l’être humain.

Le déficit en Zinc a été démontré par Prasad en Égypte et en Iran à partir des années 1961. La carence en cuivre a été mise en évidence au Pérou en 1964, l’insuffisance en chrome au Nigeria, Jordanie et Turquie en 1964, le manque en sélénium en Chine en 1979.

Le caractère important de ces éléments a été prouvé durant le XXe siècle. Les travaux modernes n’ont fait que renforcer et confirmer les hypothèses des précurseurs comme Gabriel BERTRAND ou Jacques MENETRIER.

Les diathèses du Dr Jacques MENETRIER

Les travaux du Dr Ménétrier ont démontré que l’apport catalytique n’a pas pour principe de répondre à l’insuffisance, mais de relancer les fonctions bloquées.

Arthritisme ou allergique

Le patient devient hyper-réactif et très émotif, cela se traduit le plus souvent en euphorie le soir et en asthénie le matin.

Ses manifestations pathologiques provoquent souvent une allergie périodique et aigüe comme l’urticaire, l’eczéma, l’atopique, la conjonctivite et la rhinite allergique.

Le patient peut absorber du manganèse pour réguler ces pathologies puisqu’il est la médication biocatalytique des états arthritiques. Cette molécule se complète parfaitement avec l’iode et le soufre.

Arthro-tuberculose ou hyposthénique

Le sujet présente une fatigue progressive et il présente une faible résistance à l’effort. Il s’agit souvent d’un adulte ayant l’instabilité psychique, l’angoisse, le pessimisme ou la perte de confiance en soi.

Le manganèse et le cuivre sont les meilleures substances pour régler les manifestations infectieuses qui se répètent.

Le neuro-arthritique ou la dystonie

Elle concerne le plus souvent les personnes de la cinquantaine et se caractérise par l’impression de vieillissement prématuré, la diminution de la capacité intellectuelle, le trou de mémoire et l’asthénie générale.

L’angoisse s’installe avec les manifestations psychologiques (claustrophobie, panique irraisonnée, hypersensibilité au bruit, hyperémotivité, etc.) ou somatiques (boule œsophagienne, contraction du plexus solaire ou de la gorge).

Anergie

Elle est l’opposée de l’allergie. L’individu manque d’immunité et d’autodéfense quand il est confronté à des agressions psychologiques, toxiques, infectieuses ou physiques.

Il présente une atonie et une asthénie générale avec baisse globale du dynamisme et de la vitalité. La personne a soif de solitude et a l’impression d’absurdité de son existence.

Syndrome endocrinien ou désadaptation

Il n’est pas une diathèse, c’est plutôt un syndrome de désadaptation qui peut s’y ajouter ou induire le passage d’une personne en bonne et due forme vers l’un des arthritismes pathologiques provoqués par le stress.

Il est caractérisé par le mauvais fonctionnement hormonal avec un déséquilibre gonadique, hypophyso-surrénalien ou hypophyso-pancréatique.

Les personnes de cette catégorie ont une physiologie et un psychisme de type cyclique et asthénique. Ils perdent également l’appétit sexuel et présentent une crise d’hypoglycémie accompagnée de ballonnements gastro-intestinaux et de fringales.

Il faut savoir que les diathèses sont variables et peuvent évoluer en fonction de plusieurs facteurs. Le traitement à l’aide de l’oligothérapie permet de les éviter et de ramener un patient vers son équilibre biologique et sa diathèse d’origine.

Qu’est-ce que c’est ?

Ils sont une classe de substances contenues dans les nourritures constituées d’éléments minéraux purs utiles à la vie d’un organisme.

Ils sont présents dans le corps humain en faible quantité et leur masse est toujours inférieure à 1mg par poids corporel.

Ces substances minérales et métalliques sont très toxiques pour l’organisme humain quand ils sont trop élevés dans le métabolisme et ses effets dépendent surtout de la dose des apports.

Ils sont également des minéraux et des métaux naturellement se trouvant dans l’organisme de tous les êtres vivants.

Il est dit « essentiel » quand la carence ou la surdose peut entraîner les troubles sérieux. Il faut noter que les rôles physiologiques de ces certaines substances ne sont pas encore élucidés et leur liste s’allonge régulièrement.

Ils sont généralement apportés par l’alimentation, mais il faut recourir à l’oligothérapie en cas de carence ou insuffisance permanente.

Les causes de la carence

L’organisme ne peut pas fabriquer ces micros éléments présents dans le corps, l’homme en est pourvu dès la naissance et c’est l’alimentation qui complète le manque pour le bon fonctionnement du métabolisme.

Les déficits sont souvent constatés chez un patient comme chez une personne saine, mais à moindre dose. La cause d’une carence est souvent liée à l’alimentation contemporaine

– L’usage en grande quantité de phytosanitaires chimiques comme les pesticides, les herbicides et les fongicides appauvrissent le sol dont les plantes sont censées se nourrir.
– La transformation des nourritures par le moyen du raffinage vide les substances nutritives présentes dans le sucre ou le sel pour une meilleure conservation.
– La consommation d’une alimentation fabriquée par les usines de transformation favorise la carence et le déficit.
– La cuisson trop forte ou trop longue ou l’utilisation des ustensiles inadaptés peut dénuer les aliments de leurs intérêts nutritifs.

Conséquence en cas d’une insuffisance importante

Le métabolisme de l’organisme peut se trouver déstabilisé par le déficit. Ce dérèglement se traduit souvent par des maux différents que la fatigue chronique, le mauvais sommeil, la grande nervosité, la digestion difficile, la déficience des systèmes immunitaires, etc.

La digestion, la résistance nerveuse ou l’immunité ne sont pas rétablies avec la subsistance d’un seul oligo-élément. C’est la raison pour laquelle la prescription est souvent poly-oligothérapeutique.

C’est la synergie entre les minéraux et les métaux qui relancent les fonctions déficientes ou bloquées.

Les bienfaits et l’usage

La voie « nutritionnelle » a été soulignée par la recherche scientifique en alimentation durant les années 50. Elle les classe en non essentiel et essentiel, décrit les altérations entrainées par leur insuffisance et définit le rôle de chaque élément simple.

La voie « pharmaceutique », la plus récente, est basée sur l’usage des oligo-éléments à fortes doses. Le rapport idéal est exprimé en milligramme et cette voie est limitée à des cas propres à la pathologie organique.

Les molécules remplissent divers rôles dans l’organisme de l’être humain. Elles peuvent intervenir dans le fonctionnement du système immunitaire, dans la protection des tissus et cellules en luttant contre l’agression causée par les radicaux libres.

Elle peut intervenir dans le déroulement de plusieurs processus métaboliques puisqu’elle permet l’action de différentes enzymes.

Le thérapeute spécialisé cherche à traiter les causes de l’angoisse et du désordre du malade en lui prescrivant une ou plusieurs substances. Il peut prendre en compte le « terrain » principal du patient qui détermine ses faiblesses et ses forces pour mieux adapter le traitement.

Présentation et mode d’utilisation

Les oligo-éléments sont généralement présentés sous diverses formes spécialisées comme les flacons unidoses, la solution buvable en ampoule, les comprimés sublinguaux.

La solution buvable ou la voie perlinguale est la forme habituelle lors d’un traitement.

La conservation du comprimé ou du liquide pur sous la langue permet aux vaisseaux capillaires d’absorber directement les ions catalytiques dans le sang. Le contact direct avec le suc digestif peut entraîner la dégradation du traitement.

Il suffit de ne pas utiliser du métal pour ne pas altérer son efficacité et de le verser dans de l’eau pour un effet rapide chez le jeune enfant.

Un compte-gouttes est utile pour un nourrisson dans le cadre d’un traitement spécialisé. Il faut verser le liquide dans le sillon entre la joue et la gencive tout en maintenant sa tête verticalement.

Une parfaite connaissance de son utilisation permet d’obtenir les résultats voulus et l’oligothérapie est un complément fiable à toute autre thérapie.

Il faut noter qu’il n’y a pas d’interférence médicamenteuse entre ce traitement et les traitements allopathiques.

Contre-indications

L’oligothérapie présente quelques contre-indications qu’il faut respecter méticuleusement même si elle fait partie d’une médecine naturelle et douce.

Certains minéraux et métaux comme le sélénium et le bismuth sont contre-indiqués chez les jeunes enfants moins de 6 ans.

Une allergie peut être provoquée par les constituants des oligosols et il est conseillé de ne pas prendre le traitement oligothérapique en cas d’anaphylaxie à l’un d’eux.

Le manganèse-cobalt et le manganèse sont déconseillés en cas d’affection pulmonaire. Le complexe zinc-cuivre est également à éviter si le patient est atteint d’une tuberculose évolutive.

Le zinc peut favoriser l’évolution d’un cancer, alors à éviter en cas de lésions tumorales.

Le lithium est l’agent responsable de la malformation du fœtus qui touche généralement le cœur. Il est contre-indiqué en cas de grossesse ou d’allaitement par mesure de précaution. Il est conseillé de se référer à des données cliniques suffisantes avant de suivre le traitement.

Un risque d’accumulation pouvant entraîner un surdosage est possible si le patient présente un cas d’insuffisance rénale.

Perturbation durant l’absorption

Certains éléments peuvent inhiber le traitement, comme le cas de l’inhibage du phosphore par le fer ou le manganèse et le soufre par le cuivre.

L’apport élevé en phosphore ou en calciums peut perturber la biodisponibilité du cuivre et de son absorption et il en est de même avec l’acide ascorbique, le fructose ou le saccharose.

L’absorption du zinc est généralement empêchée par les phytates qui sont présentes dans le blé, l’avoine ou l’orge. Elle peut diminuer par l’apport en grande quantité de calcium.

Il faut noter qu’il n’y a aucune interaction chimique entre les minéraux pris sous forme de gluconate, la molécule qui transporte les oligo-éléments les protège.

Conseil de prise et la consultation d’un médecin

Il est conseillé de les ingérer à jeun sous la langue avant le repas pour éviter le contact avec d’autres substances.

L’intervalle de 20 à 30 minutes doit être respecté, en cas de prise de nombreux produits il est possible de les prendre de façon espacée durant la journée.

Le traitement ne peut pas être prescrit par un simple conseil pharmaceutique ou par une simple automédication.

Le patient a besoin de l’aide d’un homéopathe ou d’un spécialiste en cas de maladie qui nécessite une surveillance médicale très stricte. Une consultation médicale s’impose pour certaines pathologies, comme le cas de diabète de type I ou d’hypothyroïdies.