yannick dacheville part en voyage en voilier avec sa femme

Les superstitions du voyage en voilier par Yannick Dacheville

Le progrès technique et le développement des moyens de communication ne cessent de croître pour améliorer la sécurité en mer, mais les marins continuent de croire dur comme fer aux superstitions. Certaines deviennent des coutumes. Ces croyances s’installent dans plusieurs domaines, comme les mauvais temps, la mauvaise capture de poissons, les naufrages, les pannes, les décès en mer, etc. Une liste d’interdits conduisant à un mauvais présage est ainsi établie, variant selon les régions, les religions et les mœurs. Les marins cultivent ces pensées pour se protéger de la mer, à travers des faits concrets ou des mythes.

Les différentes superstitions à bord d’un navire

Les superstitions sont toujours présentes malgré le modernisme du bateau. De multiples phrases ou mots utilisés dans certains contextes sont interdits à bord d’un bateau.

Yannick Dacheville, le voyageur en voilier sait que le mot « lapin » est interdit depuis de nombreuses années et cette croyance continue de persister. Certaines personnes disent « le cousin du lièvre » ou « l’animal aux grandes oreilles » pour éviter de prononcer ce mot. Cette superstition est née à cause l’embarcation de cet animal à bord des navires pour servir de nourriture. Il ronge ainsi le chanvre des cordages et l’étoupe qui assure le calfatage de la coque, entrainant de nombreux navires à la dérive (ils coulent à cause des lapins).

Une vieille superstition est aussi celle de la femme à bord, car sa présence est souvent source de tentation, de jalousie et de disputes sauvages entre les marins. La femme porte malheur à bord, du moins autrefois.

Les chats sont les bienvenus à bord, car ils permettent de chasser les souris sur le navire et de prévoir les tempêtes. Quand il se frotte le visage, cela signifie que le mauvais temps approche.

Il est interdit de souhaiter « bonne chance » à un marin de peur que la chance ne se retourne contre lui et lui fasse voir de toutes les couleurs en mer.

Le nombre et les dates proscrits

Le nombre 13 est aussi interdit, tout comme siffler à bord qui favorise un grand vent et l’apparition de tempêtes.

Débuter un voyage le 2 Février, jour de la chandeleur, est aussi interdit.

Le mois de décembre est soumis à quelques interdictions, car les cloches sonnent et les noyés se réveillent. Yannick Dacheville et le voyage en voilier souligne surtout le 28 qui symbolise la fête des Saints-Innocents et le 31 qui symbolise la Saint-Sylvestre.

Le vendredi est aussi un jour interdit chez les marins. Aucun bateau n’est mis à l’eau et ne prend le large pendant cette journée. Devenue une tradition, elle est respectée à la lettre, car ils considèrent que les catastrophes se produisent le plus souvent les vendredis.

Nul ne doit jurer à bord du navire, cela porte malheur et fait fuir le poisson.

Les marins placent une pièce d’or sous le grand mât afin de repousser la malchance et s’attirer les grâces de l’océan. Ils jettent aussi une pièce à la mer pour faire revenir le vent en cas de calme plat.